05 juillet 2009
DARY MAGAZINE
En matière de presse dédiée à la maison, il existe en Tunisie plusieurs magazines sur le sujet. On pensera à "Archibat" (semestriel), "Tunisie ID Déco" (trimestriel), et le tout dernier mensuel dont le premier numéro paraît ces jours-ci, "Dary Magazine".
28 juin 2009
TUNISIE ID DECO
Un nouveau magazine tunisien consacré à la maison, au design et à la décoration a fait son apparition en mars dernier. Ce trimestriel très riche dans son contenu a tout comme Archibat (ici) une mise en page très soignée, rigoureuse mais pas stricte, lumineuse et aérée. Les photographies sont superbes et les sujets abordés fort intéressants.
En première partie de magazine de ce premier numéro, un dossier "Air du temps" grâce auquel des créateurs d'objets ou des designers sont mis en lumière, où l'on découvre notamment le travail de la passementerie, et on fait un retour sur les derniers salons "Maison et Objet" à Paris et "Salon du Meuble" à Tunis.
Le second dossier "Tentations" nous fait découvrir un magnifique sujet sur les théières, symboles de "la valeur culturelle de partage".
Grâce à "Art de Vivre" consacré aux spas, on se projette avec délectation dans les plus beaux lieux de bien-être de Tunisie, des bains berbères du Tamerza Palace, au Garden Spa du Sheraton Tunis en passant par ceux à la douce modernité chaleureuse du spa de la Villa Didon à Carthage.
Une "Invitation" nous est offerte pour visiter une toute nouvelle maison d'hôtes à Sidi Bou Saïd, le "Dar Fatma" et Kairouan nous est proposée comme "Idées Escapade" avec de sublimes photos pleine page et même sur double page, un texte riche, clair et concis et des informations et conseils pratiques pour séjourner sur place.
Bref, je ne vais pas vous résumer tout le magazine. Il contient bien d'autres rubriques plus intéressantes les unes que les autres. C'est un vrai régal !
Ce trimestriel coûte 5 dinars ; on peut s'y abonner.
Un site est en préparation : http://iddeco.com.tn
22 octobre 2008
GEO SPECIAL TUNISIE
C'est comme ça, c'est la mauvaise journée, la mauvaise année, la mauvaise vie, peut-être... Je ne suis pas en colère, je suis Colère ! Et en cette journée, cette putain de journée, je ne veux plus mâcher mes mots, temporiser, relativiser, espérer, cadrer le paysage pour ne voir que le beau, ne montrer que le beau et ne dire que le beau. L'ailleurs pareil ou pire ne me console pas, je m'en fous. C'est ici que je vis, alors je balaie devant ma porte et celle de mes voisins, qui s'en foutent, et ne foutent rien.
Alors désormais, c'est bon, c'est fini, "Djam, la gentille ménagère du paysage". Djam retourne son balai, et elle frappe, parce qu'elle ne pourra jamais nettoyer toute cette merde, toute cette pollution plastique et intellectuelle, toute cette connerie humaine, assise des heures durant à des terrasses miteuses à boire un café et un autre, ou à regarder sur le canapé du salon un feuilleton puis un autre, au lieu de prendre les enfants par la main pour se balader, pour jouer, les éduquer, au lieu de se baisser humblement pour ramasser les détritus de vies sans ambitions, juste des rêves de paraître résumés à des "Nous à la maison, on a et on a..."
Qu'est-ce que t'as pauvre imbécile ? Une parabole anesthésiante, des kilos d'or à tes poignets, une grosse voiture ? Tu as une terre qui meurt, une terre que tu insultes par ta paresse, ton orgueil mal placé, bradée par ta cupidité. Tu as des enfants délaissés, impolis parce que tu crois qu'aimer c'est céder et puis ça préserve ta tranquillité. Riches, ils sont élevés par des bonnes que tu méprises ; pauvres, ils ne sont pas plus choyés que des poulets de batterie. Mais oui, tu les aimes tes enfants et tu le prouves en montrant avec fierté le dernier Nokia que tu as acheté à l'aîné, comme ça lui aussi pourra macérer dans la culture du "3andi". Mais bien sûr que le bonheur c'est la Playstation, Monsieur peut encore traîner au café et Madame au salon devant la télé.
Au secours, je me sauve. Je m'offre le rêve, un magazine, peut-être enfin des bonnes nouvelles. Papier glacé, jolies photos, très belles photos. C'est vrai qu'il est splendide le hors-série Géo spécial Tunisie. Je m'apaise, on parle d'artisanat, d'artistes nobles, je découvre des paysages de Tunisie que je ne connais pas. Allez, ça va mieux, je projette même des voyages. J'ai hâte d'arriver au dossier Djerba mais je ne triche pas, je lis les pages dans l'ordre, je savoure. Djerba arrive, j'arrive à Djerba. Grosse déception, un énième dossier sur la Ghriba et la énième phrase mensonge : "L'histoire n'a jamais séparé les communautés juive et arabe de Djerba." Je ris jaune, couleur jaune pleurs, quels menteurs !
D'accord, on ne parle pas du racisme interne de l'île, mais pas la peine de mentir non plus. Oui, c'est vrai les communautés vivent sur la même île, mais pas ensemble, côte à côte, seul l'intérêt du moment justifie un échange quelconque. Sinon, c'est chacun pour soi et chacun son dieu. "We are the world", ça fait vendre mais c'est un mensonge. J'en ai marre de cette vérité lissée qui cache les horreurs racistes du quotidien - les noirs, les juifs ont une odeur - les gens d'Houmt Souk se croient supérieurs - les zarzisiens sont tous des voyous - etc. J'en ai marre de ces images cadrées, si bien cadrées, qu'elles finissent par être des photos de propagande, pas de reportage.
Help ! Save Our Souls ! Montrez-la notre merde, parlez-en, parlons-en, qu'enfin on réagisse, qu'il se passe quelque chose, dénoncez, dénonçons notre caca, mettons le nez dans notre caca. C'est grave, ça pue la merde et tout le monde s'en fout. Mais tout le monde prie...
09 juillet 2008
NEVER ENDING STORY...
D'accord, c'est l'intention qui compte. Non, je ne suis pas dans le harcèlement, la revanche, mais ça devient franchement risible. Toutes mes excuses aux véritables auteurs, je n'étais pas informée de cette démarche (zoomer sur le bas de la photo pour comprendre).
04 juillet 2008
FAMILLES TUNISIENNES
Ou quand les petits écoliers tunisiens ont tous des têtes de gaulois...
09 juin 2008
ARCHIBAT
La magazine Archibat en est déjà à son 15ème numéro et je ne le découvre qu'aujourd'hui ! Pour explication, mon sympathique marchand de journaux m'explique qu'il ne le reçoit que très rarement et qu'il vient juste de recevoir ce dernier numéro pourtant daté de décembre 2007. C'est un magazine semestriel. Bref, c'est une belle découverte, un très beau magazine, toutefois on peut vraiment lui reprocher son prix réellement EXCESSIF de 20 dinars, ce qui ne le met pas à la portée de tous. J'ai moi-même culpabilisé en l'achetant et puis ai décidé de me l'offrir comme un très GROS caprice.
Je ne le regrette pas du tout car j'y ai trouvé des sujets très intéressants notamment sur la préservation du patrimoine architectural, des questionnements pertinents sur le rôle ou l'absence de l'architecte tunisien dans les méga-projets actuels et un magnifique dossier "Maisons de Tunisie" et un autre concernant un problème très sensible, celui de la cohabitation entre paysages agricoles et urbanisme balnéaire.
05 juin 2008
DROIT DE REPONSE "AL MOULAHEDH"
Extrait du mail reçu ce matin suite au mien en date d'hier :
"Je viens de recevoir votre Mail où vous parlez de photos qui vous appartiennent.
Je vous présente mes sincères excuses.
Merci."
Boubaker Sghaïer
Directeur de "l'Observateur" et d'"Al-Moulahedh"
04 juin 2008
SELF-SERVICE, ENCORE !
Aujourd'hui, j'ai reçu un mail d'une charmante homonyme m'apprenant que des photos provenant de mon blog avaient été publiées par le magazine "El Moulahedh" (celle de ma belle de jour, de mes verres de café alignés et de mes compteurs d'eau à Houmt Souk) ; mon interlocutrice m'explique que ce magazine est le pendant arabophone de "L'Observateur de Tunisie". Il se trouve que j'ai déjà été piratée tout récemment par ce dernier. Me rendant en ville, je passe à la librairie-papeterie et pas de "El Moulahedh" mais le dernier numéro de sa version francophone. Je compulse machinalement et Bingo ! Cette fois, ce n'est pas UNE, ce n'est pas TROIS, mais QUATRE photos directement piquées de mon blog, toujours sans aucune citation de source. Les photos sont apparemment fournies par l'Agence Chaïrat, qui semble-t-il, m'a embauchée d'office avec un contrat "à mon insu" (nouveauté juridique) qui apparemment prévoit une collaboration hebdomadaire et qui n'est pas très exigeante quant à la qualité des photos qu'elle choisit et très floue au niveau de la rétribution. Tenir un blog, c'est avoir le sens du partage mais il y a des règles de base, même pour les amateurs, une des plus importantes étant de citer ses sources. Alors que dire et qu'attendre des professionnels si ce n'est la force de l'exemple ? Il s'agit là simplement d'honnêteté intellectuelle.
Comme je l'ai dit à certains, je ne suis pas procédurière, mais ne rien dire revient finalement à laisser faire et surtout à encourager cette culture du vol, du piratage, du manque de respect et de la facilité. Donc, cette fois, je vais leur écrire, pour le principe.
La connexion ADSL 2 mégas Wi-Fi, ça marche super, faut juste être très très patient. Du coup , je déblogue !
29 mai 2008
DECEPTION
En passant chez le marchand de journaux, mon regard a tout de suite été attiré par le magazine "L'Observateur de Tunisie" que je ne connaissais pas jusque là. Tout d'abord, je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de noter la référence au "Nouvel Observateur" tout en déplorant le manque d'imagination et l'esprit copier/coller dont nous sommes si souvent "victimes" au Maghreb. J'admets que trouver un bon titre n'est pas facile et je ne vais pas faire un procès d'intention. J'ai très vite oublié ce fait, trop contente d'avoir enfin accès à un magazine national d'information en langue française. J'ai pensé un instant que j'aurais désormais un outil hebdomadaire d'information et pour moi donc d'intégration à la vie de ce pays, d'autant qu'il est précisé en couverture "Hebdomadaire Indépendant".
A vrai dire, peu d'articles ont suscité mon intérêt, j'ai trouvé le tout très "politiquement correct", aussi lisse que le papier glacé de la couverture, certains articles pas très "fouillés" et le message essentiel au fond est "Tout va très bien dans le meilleur des mondes". Beaucoup d'articles m'ont aussi rappelé l'Hebdo du Tourisme.
La page "Zoom" composée de quatre articles m'a fait sourire tant je l'ai trouvée étrangement éclectique :
- "Enseignement de la religion musulmane en Allemagne"
- "Médias : Thierry Ardisson se convertit au cinéma"
- "Hommage à un militant racé : Mohamed Rajhi"
- "Troisième album de Carla Bruni-Sarkozy"...
En page 48 (voir coin haut gauche de la photo de droite ci-dessus), j'ai bien cru reconnaître une de mes photos (ici), mais je ne peux pas en être sûre (on peut être deux à avoir pris la même sous le même angle) mais cela m'a permis de noter que les auteurs ne sont nullement cités, pas plus que les lieux ou les dates. Dommage aussi que certains articles n'aient pas de signataires.
17 mai 2008
REPLI COMMUNAUTAIRE ?
J'ai récemment découvert deux nouveaux magazines français, le premier ciblant la population d'origine asiatique et le second la population d'origine maghrébine. Ma première réaction en voyant ces magazines fut très négative et à ce jour l'est encore. Je n'aime pas ce repli communautaire, tous ces outils de "restons entre nous" dans des sociétés où l'intégration est toujours et encore un "problème". J'ai toujours rêvé d'un monde de mélanges et de partage des différences. J'aime l'idée du "melting pot" même si je sais pertinemment qu'il n'existe pas vraiment, pas encore, qu'aujourd'hui les différentes communautés partageant un même territoire se contentent en fait de vivre les unes à côtés des autres, pas vraiment ensemble (juste ce qu'il faut par intérêt mutuel). Quelle grande métropole aujourd'hui n'a pas son quartier africain, chinois, grec, arabe, juif, espagnol, etc. ? Je sais qu'il est humain de se regrouper par affinité, culture, valeurs communes, mais quand arriverons-nous à dépasser cet instinct grégaire si restrictif sur ses critères ?
J'ai vécu lors du décès de ma mère une des conséquences de ce repli. Il est important que je précise que ma mère a toujours vécu à Paris intra-muros et qu'elle ne connaissait pas du tout la banlieue. Lors de l'organisation de ses obsèques, je me suis tout d'abord rendue dans une société de pompes funèbres musulmane, bien sûr située dans le 18ème arrondissement. J'y ai été très courtoisement et très délicatement accueillie. Puis, nous en sommes très vite arrivés au choix du cimetière. Il me paraissait évident que ma mère, ayant toujours vécu à Paris depuis son arrivée en France, devait être enterrée à Paris. A ce moment, mon interlocuteur fronce des sourcils et me dit : "Mais enfin Madame, c'est impossible, votre mère en tant que musulmane doit être enterrée dans un carré musulman et il n'y en a pas à Paris intra-muros. Elle devra être à Thiais." Je lui réponds qu'en principe, quand on le peut, on enterre les siens dans une terre avec laquelle ils ont un lien et que ma mère ne connaissait même pas le nom de Thiais. J'ai eu le droit à un grand cours théologique, ferme voire autoritaire. J'ai laissé mon interlocuteur parler puis lui ai simplement dit que nous étions venus en France pour vivre parmi tous et toutes les différences et que ce principe restait valable même après la vie. Aujourd'hui, ma mère est enterrée au cimetière du Montparnasse. A ses côtés, reposent des chrétiens, des juifs, des athées, des musulmans, des boudhistes, des êtres humains tout simplement...













