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12 février 2008

SCARABBE

Plus jeune, je ne connaissais de lui que très peu de choses, quasiment rien en fait. C'est à peine si je pouvais situer le Tibet sur une carte (j'exagère un peu, mais pas tant que ça). Ce que je savais, c'est qu'il était le guide spirituel terrestre et temporel des boudhistes tibétains et qu'il était Prix Nobel de la Paix. Je savais surtout que c'était le copain de Richard Gere, et ça, à l'époque, c'était un sacré argument, car avant George, il y a eu Richard... L'envie d'en savoir plus était là mais je ne sais pour quelle raison, je n'ai jamais fait de vraies "recherches". Peut-être parce que j'avais déjà un maître à penser. C'était David Carradine. Tous les samedis après-midis, j'attendrais, fébrile, la diffusion de l'épisode de la série "Kung Fu", un carnet et un stylo à la main, prête à retranscrire la grande pensée du jour du maître. J'adorais le moment où l'élève, alias "Scarabée", se retrouvait assis face à son maître, aveugle, pour recevoir sa leçon particulière et faire son test de rapidité. J'aurais adoré à l'époque être un petit scarabée pour devenir par la suite un pèlerin sans attache et sans peur, avec une force physique et mentale hors du commun. Depuis, j'ai un jour réalisé que bien des humains ont dit de bien belles choses, mais que dire n'est pas faire ni être... Et depuis je n'ai jamais fait de sport, quant à mon mental...

Il y a quelques années, Martin Scorcese, en personne, consacre un film à la vie du Dalaï Lama, "Kundun". Super, j'allais enfin voir et savoir. Pour sûr, si Monsieur Scorcese s'intéressait si fort à ce personnage, c'est que c'était une vraie personnalité ! J'ai passé tout le film à attendre qu'il se passe quelque chose (le film est beau mais long). Je savais que je n'allais pas voir un film d'action, mais j'attendais l'Action, celle qui avait fait de cet homme un symbole universel de lutte pacifique. "Et j'ai attendu, attendu, elle n'est jamais venue" (cf Joe Dassin). Là je mens : il a quand même pris la décision de quitter le Tibet avec son élite pour combattre sagement depuis "l'extérieur", simplement armé du pouvoir du verbe et de la détermination, en multipliant discours et conférences. Le souci, c'est que lorsqu'il était au Tibet, pendant que le peuple en bas trimait et vaquait aux pénibles occupations du quotidiens, lui se regardait des films en solo dans son grand palais doré, s'offrait des cours particuliers dispensés par un précepteur occidental, et avait une cour entière à sa disposition, voire à ses pieds. C'est peut-être formidable, mais je ne comprends pas pourquoi il bénéficie d'une telle aura. Je dois avoir raté quelque chose.

Ce texte est un simple aveu d'ignorance et d'éventuelle paresse (manque de recherches). L'homme revient régulièrement sous les feux de l'actualité, alors si quelqu'un peut éclairer ma lanterne, d'avance merci !

Pour des raisons techniques, Khanouff n'a pas pu publier directement son commentaire sur ce post. Il indiquait un lien très intéressant sur le sujet : http://lesogres.org/article.php3?id_article=3271
Merci à lui.

P.S. : Post déjà publié le 23.10.07, réédité à la suite de celui de Massir hier.


Posté par madjerba à 09:30 - DE L'HUMOUR, MA FOI - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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