21 février 2008
MARCHANDS DE SOMMEIL
Je passe devant cette "bicoque" plusieurs fois par jour car elle se trouve sur la piste qui mène à ma maison. Elle a été montée à la hâte depuis quelques années déjà et à chaque fois que je la vois, la colère monte en moi. Elle est habitée par des ouvriers du bâtiment, locataires abusés et acculés (entre 4 et 5 personnes selon les saisons), venus construire les beaux hôtels et les belles villas djerbiennes. Le soir, les hommes se retrouvent autour d'un feu, dînent et boivent le thé. Souvent, on peut voir un homme faisant sa prière, humblement, parmi les détritus. Le propriétaire, quant à lui, habite juste à côté dans une grande maison confortable, à l'abri de toute précarité. Tant qu'il y aura des chantiers à Djerba, il ne pourra que prospérer sans vergogne sur le dos de la misère humaine.
Commentaires
N'en parlons pas de la pricarité des conditions de travail, du travail en noir sans couverture sociale,en plus de la difficile "intégration" de ces concitoyens considérés comme arbi barani mazigri...
je prefere de loin Jerba l"ère agricole à cette Jerba du tourisme et du manque de savoir vivre des Jerbiens de la diaspora...
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