MAD Djerba

Vie quotidienne entre Paris et Djerba, hôtels, restaurants, sports et loisirs, sorties, services, spectacles, équitation, golf, tennis, kitesurf, shopping

24 mars 2008

EXPO PHOTO "DJERBA HIER ET AUJOURD'HUI"

Affiche_Expo_Photo_Djerba_2008

L'Espace Toumana - Midoun, Djerba
vous invite à l'exposition Photographique
"L'Ile de Djerba Hier et Aujourd'hui".
du 23 Mars au 25 mai 2008.

Photos de: Mme Et M. Delon, Nicolas Fauqué,
Salah Jabeur, Dr. Kleipzig
et la Fondation Beit Bennani.


Posté par madjerba à 21:47 - ART FRIENDS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Chouette !!!j'y serais à ce moment là, j'espère avoir le temps d'y faire un tour. Et toi tu n'exposes pas ?

Posté par isabelle, 25 mars 2008 à 18:20

A toi et à tous ceux qui aiment Jerba....
Comme mon époux, j'associe la pomme de Jerba à la rose de l'Ariana!!!!!
Voici la copie d'un article paru ce jour sur La Presse:(page SOCIETE)


Une brochette d’illustres invités, de Djerbiens issus de disciplines différentes s’est réunie pour débattre d’un thème spécifiquement îlien et néanmoins original : «Les valeurs de solidarité dans le commerce traditionnel djerbien». Un débat fleuri d’anecdotes. Revue de détails.

M. Hamza Robbana, ancien haut fonctionnaire international, est entré de plain-pied dans le sujet en explorant d’une belle manière les secrets de l’ascension professionnelle et sociale du jeune Djerbien émigré selon le modèle « d’association avec apport en nature » . Ce modèle se présente en gros comme un contrat entre l’employeur, commerçant en alimentation générale à Tunis (appelé détenteur des clés ou de boutiques) et son protégé. Agé d’à peine 15 ans, ce dernier portait en lui un seul objectif : réussir. Il devait, pour y parvenir, gravir des échelles établies comme des codes et affronter des épreuves souvent pénibles. Un seul vecteur guide cette association : observer les termes du contrat (moral, il va de soi). Le type de contrat rappelle, dans son aspect initiatique, celui de compagnonnage (concernant des métiers) pratiqué en Europe depuis le Moyen Age. Il fallait des mois de pratique pour que le jeune Djerbien débutant acquière le statut d’apprenti avant d’accéder à celui d’épicier serveur (alors proche de la confirmation).
A chaque étape, qui dure des années, le détenteur du capital partage avec son protégé les pertes et les profits. Dans ce dernier cas fréquent, le pourcentage après les années de formation et d’observance stricte des termes du contrat commence à 35%, il grimpe, au fil des années, à 50%, qui est un moment important «d’affranchissement» au bout duquel le patron présente son associé aux grossistes, puis ce pourcentage atteint 65% pour se clore en apothéose : le changement d’association ; l’ancien apprenti devient propriétaire du fonds de commerce et ne paie dès lors que le loyer. L’expérience, indique M. Robbana, a une durée s’étalant entre 5 et 10 ans. Belle démonstration d’une association bâtie d’abord sur la confiance, entretenue par des valeurs fixées à l’avance sur des rapports préétablis (discipline, rigueur dans la gestion, bonne conduite…), autrement dit : une école.

Le front arrière

Suite à ce descriptif documenté qui nous replonge tout de même dans une tradition presque disparue, M. Hassine Tobji, conservateur du musée de Guellala, sans transition, a réagi en décrivant la condition de la femme et les enfants restés sur l’île. La maîtresse de maison avait non seulement la tâche de cimenter la famille en élevant sa progéniture dans la tradition, lui inculquant les valeurs morales, mais elle travaille dans les champs, aidée par ses enfants. M. Tobji, n’ayant pas eu l’expérience de l’émigration et fortement ancré dans son île, désigne cette lutte pour la survie ou pour l’ascension sociale par un terme à la fois guerrier et attendrissant : le front arrière de la famille.
Comme pour faire d’une pierre deux coups, M. Tahar Ben Tanfous a invité le bureau de l’association «Djerba ma mémoire», qui tenait le samedi 22 mars son assemblée générale, à participer au débat. A l’occasion, le secrétaire général, M. Aïssa Baccouche, Djerbien, natif de l’Ariana, a décrit les étapes de l’association en lien avec l’attachement à l’île et, en termes poétiques, il a remonté le temps, décrivant au passage les pommes de Djerba (disparues de nos jours), les intégrant dans une comparaison avec son expérience avec les roses de l’Ariana.
M. Férid Ben Tanfous, P.-d.g. de l’ATB et président de «Djerba ma mémoire», fermant la boucle, estime dans son intervention que les valeurs qui ont présidé dans le passé le commerce du Djerbien, s’appliquent de nos jours au système bancaire. Ces principes au nombre de 6, affirme-t-il, se présentent sous la forme du respect du client, du respect des obligations de l’apprenti envers son employeur (dans le cas de la banque c’est le respect de l’associé ou du fournisseur), de l’état de confiance entre la banque et le client (hier entre le protecteur et son associé), par l’attention permanente accordée à l’équilibre financier, de la capitalisation (pour assurer ses arrières), et enfin, l’élargissement du réseau de distribution.

La connaissance
du passé façonne l’avenir

Parmi les intervenants dans la salle, Saïd Bou Aroua, un Algérien, commerçant de Ghardaïa, s’est appuyé sur des liens impliquant des pratiques sociales communes, et a abondé dans les exemples relatifs à la solidarité, aux rapports comparables en tous points entre les Djerbiens et les M’Zabi. L’année dernière, indique-t-il, les M’Zabi ont fêté le 500e anniversaire du sage érudit Am Saïd Ejjerbi. C’est tout dire.
Presque en négatif d’une image d’un commerce décrit comme solidaire, à la limite affectueux, M. M’Henni, urbaniste, a torpillé les anecdotes tendres en attaquant le sujet par son flanc concret et cru.Depuis son existence le Djerbien, dit-il, est un homme habité par la prudence et la patience, à cause de l’adversité des éléments naturels (absence de richesses) et de l’adversité humaine (il a peur des invasions par la mer ou par la terre non protégée), d’où une propension à l’entraide naturelle et effective.
Quant aux rapports liant l’employeur à l’employé, ils sont souvent injustes, difficiles mais non conflictuels. A Tunis ou dans les grandes villes, le jeune "émigré" vit dans des conditions de travail déplorables (sa soumission absolue à son maître, résignation, horaires de travail intenables, isolement social, épreuves physiques et morales humiliantes…). L’image d’une solidarité effective s’estompe donc, elle laisse place à une autre moins idyllique. D’autres intervenants ont évoqué leur expérience ou celles de leurs proches, apportant des témoignages, sources à l’appui au sujet, ô combien collé à l’île.
H. HANACHI


«Djerba ma mémoire»
Djerba Ma Mémoire est une ONG qui réunit des personnalités djerbiennes de milieux différents, très attachés à leur île. Jadis jardin flottant produisant nombre de fruits, l’île, avec l’arrivée du tourisme, a failli perdre une partie importante de ses variétés qui la distinguait et perdre ainsi sa vocation agricole. Aussi, parallèlement au tourisme, une image d’une île riche en fruits et en fleurs spécifiques, enrichirait sa réputation et son charme. A titre d’exemple, la pomme de Djerba, parfumée, juteuse à souhait s’est volatilisée et a disparu du circuit, renaîtra-t-elle de ses cendres? Djerba Ma Mémoire qui exploite un parc ouvert aux visiteurs, de plus de 10ha dans l’île dénommé Le jardin des Pommes, s’y essaie, elle a planté des raisins, des oliviers et d’autres fruits pour la renaissance d’espèces restées uniquement en mémoire. Le parfum de la pomme serait –il celui de la madeleine de Proust des Djerbiens ?

H.H.(Hamma HAMMAMI-)

Posté par zahraten, 26 mars 2008 à 23:42

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