MAD Djerba

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26 mars 2008

85 B

Auto_portrait_85_BPas le droit de sucer mon pouce, pas le droit à la tétine, histoire de ne pas perturber la poussée des dents. Pas le droit de mettre les cheveux derrière les oreilles, histoire de ne pas les décoller. Pas le droit de se triturer la peau du visage, histoire de ne pas risquer de l'abîmer. Pas le droit de marcher pieds nus, histoire de ne pas laisser les pieds s'élargir et de durcir la peau des talons. Pas le droit de dormir les cheveux détachés, histoire de ne pas faire de nœuds et d'avoir une chevelure "disciplinée". ETC !

Ma chère maman était une vraie formateuse, une modeleuse. Son œil était un véritable microscope qui ne ratait aucun détail de mon anatomie et de sa progression progressive qu'elle contrôlait sans cesse. Le week-end, au retour du pensionnat, j'avais le droit à l'inspection générale et au grand récurage. Il y avait tout d'abord le masque pour cheveux : ma tête sur les genoux de ma mère, je devais patienter une éternité pour qu'elle finisse de m'appliquer raie par raie de l'huile d'olive en provenance directe du bled. Après pause toute la matinée, l'après-midi, c'était le hammam. Au moins 3 gommages, autant de shampoings et de douches... L'enfer !

Onze ans. Mes seins pointent. Vacances au Maroc. Ma mère et ma tante me convoquent dans une pièce tranquille de la maison. Elles me demandent de me mettre torse nu sans aucune explication. Je sens que l'affaire est sérieuse mais ne comprend pas encore de quoi il s'agit. Ma tante saisit alors un bol qu'elle plaque avec grande application et grand sérieux sur chacun de mes futurs seins. Elle effectue sur chaque téton trois petits tours avec le bol tout en marmonnant des phrases incompréhensibles. Ma mère me sourit, me demande de recouvrir mon buste. C'est fini. C'est à ce moment là qu'enfin elle m'explique. Le rituel était destiné à faire en sorte que mes seins, une fois leur taille définitive atteinte, ne remplissent pas plus que le diamètre du bol utilisé. A l'époque, dans ma famille, les poitrines généreuses n'avaient pas la côte. Etre grande ne faisait pas partie non plus des standards de beauté. Ayant grandi très vite, ma mère me disait toujours qu'elle espérait que ça allait bientôt s'arrêter.

Gagné : 1m69 et 85 B comme tour de poitrine ! Tant pis pour le mannequinat, peut-être un jour dans la catégorie des séniors, si je le vaux bien...mais surtout s'ils le veulent bien !


Posté par madjerba à 10:32 - DIVAN - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

looooool!!
ma mère a fait pareil avec le bol!!!!! mais moi c'est du 90 C :ddd pas très loin...

Posté par anonyme, 26 mars 2008 à 11:42

????

85 B ou C ???? Je ne comprends plus.... Bizzzzz

Posté par dodo, 27 mars 2008 à 09:06

Je n'avais jamais entendu parler de l'histoire du bol, mais bon ne te plaint pas elle aurait pu utiliser un dé à coudre ou une soupière !!!!!!

Posté par isabelle, 28 mars 2008 à 17:15

Moi non plus cèst quoi cette histoire de bol elles auraient dû prendre une cassarounna tbarkallah ... ya comem aussi ce rite dans le genou... tu tord un tendon et la,hymen de la dite jeuen fille est bloqué comme un firewall de Cysco . APparement il faut replacer le tendon à sa place te les portes du paradis s,ouvre tbarakalla plus grandes que celles de sésames ...


Tu te rends si il faisait un truc pareil chez les mecs ouf on mesurerait quoi brabbi ???????????????????????

Posté par Aziz, 01 mai 2008 à 22:53

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