02 avril 2008
DANGEREUSES, LES CELIBATAIRES ?
Je rentre de Tunis avec plein de conversations en tête. Parmi les sujets évoqués, la peur de la solitude, de ne pas trouver l'âme soeur, peur auto-générée ou créée par la pression de l'entourage familial ou amical. Bien sûr, pour les filles, l'horloge biologique est un facteur de stress supplémentaire, car dans bien des esprits union signifie automatiquement procréation, et là on ne peut que s'incliner devant la fatidique date de péremption.
J'évoque ces conversations avec un de mes meilleurs amis et selon lui, les jeunes femmes tunisiennes encore célibataires à partir de 27 ans sont de véritables désespérées, prêtes à tout et à n'importe quoi pour mettre le grappin sur un bon parti. Plus aucune règle, plus aucune limite, la fin justifie les moyens et toujours d'après cet ami, ces demoiselles ne recherchent pas l'amour mais un statut social, un confort bourgeois, quitte à piquer le mari d'une autre, quitte à ne plus être elles-mêmes, quitte à faire les compromis les plus terribles, à pratiquer le harcèlement, le chantage, etc. Bref, de vraies petites bombes humaines aussi dangereuses pour les hommes qu'elles traquent que pour toute femme qu'elles considèrent comme une concurrente potentielle. J'ai entendu les mêmes propos dans la bouche d'amies tunisoises, bien tristes elles aussi de cet état de fait qu'elles ont apparemment vérifié.
Tout cela me ramène à Paris il y a quelques années. Mon meilleur ami m'avouait à l'époque qu'il trouvait dangereux qu'un couple fréquente un ou une célibataire. Pour lui, cela ne pouvait que mettre en relief les frustrations dues aux sacrifices consentis pour vivre en couple. En effet, le célibataire n'a quasiment aucune contrainte, donc lorsqu'il ou elle raconte son week-end de folie, sa virée en boîte et ses derniers achats compulsifs à un couple qui lui a passé son samedi à faire les courses au supermarché du coin, à s'occuper des devoirs des enfants, à faire le ménage et son dimanche à étudier le plan de financement d'un appartement plus grand, il y a de quoi créer des envies d'évasion et semer la discorde. De plus, un ou une célibataire a toujours bien plus de temps à se consacrer à son physique, donc à être physiquement plus attractif(ve). Si en plus, le bon copain ou la bonne amie célibataire s'amuse à faire des remarques du style : "Ah bon, c'est toujours toi qui cuisine ?" ou "Depuis que t'es marié, t'as pris un sacré coup de vieux.", "Je ne te reconnais plus, toi avant qui est toujours prêt à faire les 400 coups", etc, il est vrai qu'il y a de quoi mettre de l'eau dans le gaz...et là c'est parfois au tour des "casés" d'envier le sort des célibataires. Finalement, on tourne en rond...
Pour conclure, une citation de George Bernard Shaw :
"Une femme s'inquiète de l'avenir jusqu'à ce qu'elle ait trouvé un mari, tandis qu'un homme ne s'inquiète de l'avenir que lorsqu'il a trouvé une femme."
N.B. : Mon but dans ce post n'est en aucun cas de pointer un doigt accusateur sur quiconque. Je ne suis pas dans le jugement.
Je ne fait que relater un état d'angoisse exprimé tant par des
célibataires hommes et femmes (se méfiant apparemment les uns des
autres) que par des personnes mariées (se méfiant de tous).
Pour
ma part, je n'ai pas d'angoisse, car j'ai comme principe que je ne suis
propriétaire de personne et qu'aucune histoire d'amour n'est délivrée
avec un certificat de garantie, ce qui la rend d'ailleurs plus
palpitante. En fait à travers ce post, je me demandais plutôt
pourquoi certains d'entre nous n'arrivaient toujours pas à échapper à
la pression sociale et familiale par rapport au mariage et à la
réussite financière.




