21 mai 2008
LE POIDS DU MONDE
Je ressasse les mêmes pensées tristes chaque jour et n'arrive à en parler que comme lorsque j'étais adolescente, niaise et naïve, inculte et butée, bêtement idéaliste. Voilà, je n'ai pas changé, signe d'un manque certain de maturité, d'évolution, d'intelligence, de savoir. Il ne manque plus qu'un beau cahier et un beau stylo à l'encre mauve pour recevoir les lignes de ma sensiblerie pour parfaire le tableau ! Tant pis, c'est ainsi. Je sais que le monde n'a jamais été un doux havre de paix. De tous temps, guerres, famines, épidémies, conquêtes, invasions, catastrophes naturelles, mais autrefois la souffrance se limitait à ce que l'on pouvait endurer, et c'était déjà trop souvent insupportable. On endurait son environnement immédiat, celui de sa famille, de son village, de son pays. L'horreur était là mais on ne connaissait d'elle que celle qui nous touchait, géographiquement parlant. Aujourd'hui, via satellite, il nous faut aussi pleurer simultanément sur les quatre coins du globe. C'est beaucoup pour une seule tête, pour une seule conscience. On ne peut ignorer mais comment faire face, comment tenir et trouver les mots pour donner de l'espoir à ceux qui demain hériteront de ce monde mondialisé ?





