MAD Djerba

Vie quotidienne entre Paris et Djerba, hôtels, restaurants, sports et loisirs, sorties, services, spectacles, équitation, golf, tennis, kitesurf, shopping

11 mai 2008

LE NOMBRIL DU MONDE

Serions-nous le nombril du monde ? Je me trompe peut-être et j'espère de tout coeur être immédiatement remise à ma place, mais à part ce post (ici), rien sur le drame birman dans les blogs tunisiens. D'ailleurs même ce post, parlait plus de "nous" que "d'eux". Le comble, c'est que suite à une mauvaise manipulation, j'ai supprimé mon propre post sur le sujet datant de 3 jours.

Rien non plus hier sur la journée consacrée à l'esclavage, comme si nous ne connaissions pas ce problème dans "notre monde". Je remarque que la plupart des posts concernant l'actualité internationale sont émis par des tunisiens à l'étranger et lorsqu'elle émane de Tunisie, cela concerne quasi-exclusivement le monde arabo-musulman ou le reste du monde par rapport à notre monde.

Ceci n'a rien d'un reproche, je suis trop attachée à liberté de chacun de s'exprimer sur son blog sur les sujets de son choix, mais notre blogosphère nationale est si vive, réactive sur certains sujets que je me demande pourquoi certains autres ne sont jamais abordés. C'est juste une constatation, une question, un étonnement, livrés à chaud, ce dimanche matin.

drapeau_Birmanie



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07 mai 2008

QUESTION DU JOUR

Peut-on être ou devenir ami(e) avec son employeur ?


LE_PARRAIN



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05 mai 2008

MANGER

"Dieu a dit : Il faut partager. Les riches auront la nourriture, les pauvres l'appétit".
Coluche

Notre monde, mai 2008, émeutes contre la faim...

No_anorexia


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28 avril 2008

QU'EST-CE TU DIS ?

Préambule : Il y a bien longtemps de cela, marchant sur un trottoir parisien, je croise un groupe de 3 jeunes gens. L'un deux, me bouscule, me lance un regard et continue son chemin sans mot dire. "Quel petit con celui-là, il aurait pu s'excuser quand même !" Juste de le temps de finir cette pensée que mon cerveau perçoit un message visuel impliquant une culpabilité et une honte immédiates. Les trois jeunes gens avaient marqué une halte et communiquaient dans la langue des signes. C'est une des petites leçons de vie qui m'a appris à ne pas juger trop vite. Ceci n'ayant pas grand rapport avec la suite, mais c'est moi qui décide.

Salle d'attente de l'aéroport. Au fond de la salle, un monsieur aux cheveux blancs est assis en plein centre d'une rangée de sièges. Il voyage seul. Il s'est déjà fait repéré avant le passage des formalités, toujours pour la même raison. Monsieur X semble être un homme d'affaires important car il reçoit et émet des appels sans arrêt (le genre de gars qui gèrent et la Maison Blanche et le Kremlin à la fois). La sonnerie de son portable pourrait réveiller une caserne entière tant son volume est fort. Monsieur X parle d'ailleurs très fort aussi. Chacun, chacune peut suivre sa conversation en charabia, chaque phrase en tunisien étant entrecoupée de mots clés tels que "piscine", "Mercedes", "chauffeur", "entrepeneur".... ça en jette... des décibels.

Monsieur X est soit :
1) un frimeur de première sans aucune classe,
2) le plus gros investisseur de Tunisie qui, sous tant de stress, n'arrive plus à se maîtriser,
3) quelqu'un qui n'a pas encore compris qu'il n'y a aucun rapport entre le volume de sa voix et la distance qui le sépare de son interlocuteur,
4) un autodidacte remarquable (qui a tout appris sauf la politesse) qui aime se faire remarquer,
5) un monsieur sourd.

Oui, mais voilà, Monsieur X n'est pas un cas isolé, loin s'en faut ! Sous notre beau ciel, les sonneries de portables sont étrangement très puissantes, tout le monde crie en parlant, aller à un mariage ou à une fête quelconque implique le risque de revenir sourd grâce à la sono toujours dégueulasse et poussée à fond la caisse jusqu'à saturation, idem lorsqu'on passe devant certaines boutiques, idem pour les radios dans les taxis, la télé dans les bouibouis qui débite autant de décibels que le cuistot de chawarma, idem sur les routes où c'est la guerre à celui qui klaxonnera le plus fort, etc. A vous de compléter la liste !

J'en suis venue à me demander si c'est :
1) un problème génétique d'ordre national,
2) une autre des conséquences du réchauffement climatique,
3) une façon inconsciente de dire  "Entendez-moi, j'existe"
4) une façon inconsciente de dire "Moi avant tous",
5) ou une façon comme une autre de s'abrutir les uns les autres pour simplement survivre.

Je cherche...


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25 avril 2008

TOUCHEZ PAS AUX J.O !

flamme_olympique

          anneaux_olympiques

Appelez ça de l'ignorance, de la naïveté, de l'égoïsme, de l'idéalisme, de la connerie même, mais moi les Jeux Olympiques, je trouve que c'est beau. Génération nunuche, "peace ans love", peut-être, mais j'ai hâte de les voir les prochains Jeux d'été, même à Pékin. Puisque les prochains auront lieu en Russie, autant tout annuler tout de suite... Et puis, une fois qu'on n'aura plus de J.O., on pourra boycotter tous les Championnats du Monde, de foot, d'athélisme, de rugby, d'échecs, de et de... parce que pour chaque pays organisateur, on pourra toujours trouver une bonne raison de boycott.

Boycotter la Chine, pas les J.O. !


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05 avril 2008

BLOG ET LIBERTE

J'allais laisser un commentaire sur le post de notre ami Pink Lemon et j'ai finalement choisi de répondre directement par un post pour plus de confort.

Franchement, ça fait un moment que je voulais discuter du sujet encore une fois évoqué dans ce post aujourd'hui. Je trouve un peu étrange ce besoin de tout vouloir codifier, réglementer, formater, rigidifier. J'ai lu des posts sur l'importance de l'intérêt des sujets, sur la piètre qualité des échanges,  ensuite ça a été sur l'anonymat, puis un truc du style "c'est pas bien de modérer les commentaires".

Je trouve sympa quand on donne des conseils et des informations techniques mais pour le reste, je suis du même avis que Mariem : chacun fait ce qu'il veut parce que les motivations et les desseins des uns et des autres sont très variés. On va bientôt devoir signer une chartre, un cahier des charges ? Quant à la définition du mot "personnel", elle me paraît dangereusement limitative. Avec de tels raisonnements, aucun artiste, par exemple,n'aurait alors pu exposer au public une œuvre personnelle quelconque sans s'autocensurer.

Faut aussi arrêter la mégalo ! "Des millions de lecteurs" et "le respect de son lectorat", ça sent quand même le "Je me voyais déjà en haut de l'affiche". Tout cela peut éventuellement concerner ceux dont le blog a un caractère professionnel ou associatif...

Ceci n'a rien de personnel bien entendu. Je n'ai rien contre certaines règles mais suis juste réfractaire aux règles inutiles, celles qui limitent sans raison valable la façon de gérer un espace de liberté déjà limité par ailleurs par bien d'autres facteurs.

Bizarrement, j'ai cette vieille chanson qui me vient en tête à l'instant: "On n'est pas là pour se faire engueuler, on est venu pour voir le défilé...".


 







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02 avril 2008

LE POURQUOI DU COMMENT

Ce matin, j'ai édité un post sur la dangerosité supposée des célibataires, notamment de sexe féminin, suite à des conversations sur ce sujet à Tunis. Mon but n'était en aucun cas de pointer un doigt accusateur sur quiconque. Je ne suis pas dans le jugement. Je n'ai fait que relater un état d'angoisse exprimé tant par des célibataires hommes et femmes (se méfiant apparemment les uns des autres) que par des personnes mariées (se méfiant de tous).

Pour ma part, je n'ai pas d'angoisse, car j'ai comme principe que je ne suis propriétaire de personne et qu'aucune histoire d'amour n'est délivrée avec un certificat de garantie, ce qui la rend d'ailleurs plus palpitante.   

En fait à travers ce post, je me demandais plutôt pourquoi certains d'entre nous n'arrivaient toujours pas à échapper à la pression sociale et familiale par rapport au mariage et à la réussite financière.




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DANGEREUSES, LES CELIBATAIRES ?

PRETE_A_TOUTJe rentre de Tunis avec plein de conversations en tête. Parmi les sujets évoqués, la peur de la solitude, de ne pas trouver l'âme soeur, peur auto-générée ou créée par la pression de l'entourage familial ou amical. Bien sûr, pour les filles, l'horloge biologique est un facteur de stress supplémentaire, car dans bien des esprits union signifie automatiquement procréation, et là on ne peut que s'incliner devant la fatidique date de péremption.

J'évoque ces conversations avec un de mes meilleurs amis et selon lui, les jeunes femmes tunisiennes encore célibataires à partir de 27 ans sont de véritables désespérées, prêtes à tout et à n'importe quoi pour mettre le grappin sur un bon parti. Plus aucune règle, plus aucune limite, la fin justifie les moyens et toujours d'après cet ami, ces demoiselles ne recherchent pas l'amour mais un statut social, un confort bourgeois, quitte à piquer le mari d'une autre, quitte à ne plus être elles-mêmes, quitte à faire les compromis les plus terribles, à pratiquer le harcèlement, le chantage, etc. Bref, de vraies petites bombes humaines aussi dangereuses pour les hommes qu'elles traquent que pour toute femme qu'elles considèrent comme une concurrente potentielle. J'ai entendu les mêmes propos dans la bouche d'amies tunisoises, bien tristes elles aussi de cet état de fait qu'elles ont apparemment vérifié.

Tout cela me ramène à Paris il y a quelques années. Mon meilleur ami m'avouait à l'époque qu'il trouvait dangereux qu'un couple fréquente un ou une célibataire. Pour lui, cela ne pouvait que mettre en relief les frustrations dues aux sacrifices consentis pour vivre en couple. En effet, le célibataire n'a quasiment aucune contrainte, donc lorsqu'il ou elle raconte son week-end de folie, sa virée en boîte et ses derniers achats compulsifs à un couple qui lui a passé son samedi à faire les courses au supermarché du coin, à s'occuper des devoirs des enfants, à faire le ménage et son dimanche à étudier le plan de financement d'un appartement plus grand, il y a de quoi créer des envies d'évasion et semer la discorde. De plus, un ou une célibataire a toujours bien plus de temps à se consacrer à son physique, donc à être physiquement plus attractif(ve). Si en plus, le bon copain ou la bonne amie célibataire s'amuse à faire des remarques du style : "Ah bon, c'est toujours toi qui cuisine ?" ou "Depuis que t'es marié, t'as pris un sacré coup de vieux.", "Je ne te reconnais plus, toi avant qui est toujours prêt à faire les 400 coups", etc, il est vrai qu'il y a de quoi mettre de l'eau dans le gaz...et là c'est parfois au tour des "casés" d'envier le sort des célibataires. Finalement, on tourne en rond...

Pour conclure, une citation de George Bernard Shaw :
"Une femme s'inquiète de l'avenir jusqu'à ce qu'elle ait trouvé un mari, tandis qu'un homme ne s'inquiète de l'avenir que lorsqu'il a trouvé une femme."


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24 mars 2008

MERCEDES

Nous sommes dans le hall d'un hôtel club. Djerba cette semaine accueille de nombreux visiteurs, touristes étrangers mais aussi nationaux. C'est une clientèle familiale, toutes les générations sont donc représentées, parmi lesquelles bien sûr les ados. Fatigués juste à l'idée de grandir, ils se font chier et s'affalent sur tout ce qui ressemble plus ou moins à un canapé, un truc mou pour corps mou. Ils sont tous ultra-équipés : portable, lecteur MP3, Nintendo DS, chacun planant dans son coin mais groupés. Mon fils a le même équipement, mais jamais je n'aurais eu l'idée de lui payer un portable à 600 dinars !

A un moment, j'entends, bien malgré moi, une conversation entre trois jeunes garçons. Ils discutent fringues, marques. Un d'entre eux dit : "Moi, ma marque préférée, c'est Quiksilver". La réponse qu'il reçoit me glace le sang : "Bah, Quiksilver, c'est de la merde, là où j'habite, c'est des trucs que tu trouves dans les poubelles".

Cela m'a immédiatement projetée plusieurs années en arrière. A la sortie du jardin d'enfants, alors que je venais chercher mon fils, je le vois discuter avec deux jumelles qui, pointant du regard un petit garçon grimpant à l'arrière du vélo de son père, disent à mon petit : "Ahna, 3dna Mercedes".

Pauvres enfants à qui on inculque les valeurs matérialistes de façade, les signes distinctifs de richesse extérieurs comme étant ceux de la richesse intérieure, à qui l'on fait croire que parce qu'on leur parle en français depuis tout petits, ils font partie de l'élite, et qui finalement n'auront que très rarement l'occasion de faire un tour à vélo en serrant papa ou maman par la taille très fort, pour ne pas tomber mais surtout parce que c'est un grand moment de tendresse, parce que de toute façon, ceux qui s'occupent vraiment d'eux, c'est soit la bonne, soit le chauffeur.


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21 mars 2008

DROLE DE CASTING !

stringLa scène se passe dans un fast-food parisien. Une jeune femme "maquillée comme une star de ciné", d'une beauté gâchée par la vulgarité, renverse son plateau. Rien de grave, il n'y avait ni glace ni boisson. Elle pouffe, ramasse vaguement ce qui est à terre (l'occasion de voir son string rose). Sa voisine de table l'aide en marmonnant quelques mots d'anglais auxquels la "starlette" ne sait que répondre. Elle pouffe, parle, parle fort, fait tout ce qu'il faut pour se faire remarquer. Son autre voisin, accompagné d'un petit garçon, lui fait remarquer qu'au lieu de faire l'intéressante, elle devrait plutôt s'excuser notamment auprès du petit garçon dont le plateau a souffert de l'incident. Elle lui réplique que ce n'est pas la peine de s'énerver et qu'il n'y a rien de grave, et ne s'excuse pas. Le ton monte. Elle quitte la table en lançant un "va fanculo" grimaçant. Elle s'installe à une autre table où la rejoignent deux amis qui n'ont pas assisté à la scène. Elle leur raconte ce qui vient de se passer, en français, puis tout à coup j'entends "De toute façon, c'est un kahlouche*".

Je ne peux m'empêcher de lui dire que j'ai entendu et compris sa phrase raciste et qu'elle est bien lâche d'employer du vocabulaire arabe pour ne pas être comprise. Elle ne me répond pas.

Son ex-voisin (celui accompagné par un petit garçon), avant de partir, se dirige jusqu'à sa table. Il lui dit :  "Vous savez, moi aussi je suis musulman, alors ce n'est pas gentil de votre part."

Quelques minutes plus tard, la jeune femme anglophone s'apprête à partir mais avant ramasse les quelques frites restées au sol pour les mettre à la poubelle. Nos regards se croisent. Là encore, je ne peux m'empêcher de lui dire que ce n'est pas à elle de le faire. Elle me répond : "Je suis musulmane et je ne veux pas qu'on nous juge mal à cause de gens comme ça".

Drôle de scène et de drôle de casting ! Une "beurette starlette", vulgaire, impolie et raciste, se rêvant italienne,  un monsieur noir indigné d'un traitement irrespectueux et qui réclame le respect avec pour argument supposé qu'ils ont la même religion, une jeune femme anglophone solidaire d'une faute toujours au nom de cette même appartenance religieuse (toujours supposée). Quant à moi, je n'avais pas à me mêler de tout ça !

* kahlouche (mot arabe) = noir

@ Fatras :
Salut,

Je trouve ta question un peu bizarre. Il n'y avait pas besoin d'être musulmane pour réagir face à la grossièreté et au racisme. Je ne suis pas musulmane, je n'adhère à aucune religion. J'ai écrit que je n'avais pas à m'en mêler car après tout, chacune des personnes concernées avait sa propre perception de la situation et de l'incidence de sa croyance religieuse à ce moment précis. Je me suis rendue compte que je m'étais un peu positionnée en "donneuse de leçon", ce que je n'ai pas à faire et en plus ça n'a servi à rien.
Qu'aurais-tu fait dans cette même situation ?
Cordialement,


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