08 décembre 2007
CHEEK TO CHEEK
Je connais depuis peu le sort des femmes de marins, et donc je dors avec mon chaton auquel je sacrifie même la qualité de mon sommeil pour le satisfaire. Car voilà, chaton veut dormir joue contre joue. Il se pose sur mon cou et pose délicatement sa tête sur ma joue, une patte sur ma bouche. L’impression de dormir avec une écharpe autour du cou. Sa maman a du lui manquer. Il m’attendrit, je sais ce que c’est. J’entends Fred chanter à Ginger:
« Heaven, I’m in heaven,
And my heart beats so that I can hardly speak,
And it seems I found the happiness I seek,
When we’re out together,
Dancing cheek to cheek ».
L'ECHAPPEE BELLE
Un saut de puce haut dans le ciel, le destin m’emporte sur les ailes de l’espoir … Je ferme les yeux. Le choc des roues sur le tarmac. Un taxi jaune, du rouge. Tout s’arrête. Je suis prête.
J’entre dans une pièce lumineuse, un air de déjà vu... Je suis en confiance. Je me déshabille, m’allonge, confiante. Mon corps est pénétré de mille sensations et émotions nouvelles. Je les fais miennes, tout devient rythme, musique. Je ferme encore une fois les yeux et pose mes mains sur mon ventre brûlant. Je m’entends respirer, fort, j’entends mon cœur cogner, fort, impressionnée mais sereine. Tout à coup le vertige, je perds tout repère, tout s’accélère. Je suis en perte de contrôle, la chaleur dans mon ventre s’intensifie, mon cœur et mon corps s’affolent. J’ai envie de crier. Je me concentre sur ma respiration. Je me libère par des souffles lents et profonds. J’atteins les rives de la quiétude. Peu de temps, peu d’espace, mais je me sens si vivante, tout est si intense. Alors, me vient un beau pressentiment.
Je repars à Djerba sur les ailes du désir, celui de vivre encore et encore. J’ai reçu le plus beau des cadeaux : un jardin secret, jugé sans intérêt par mes hôtes en blouses blanches qui me demandent de l’oublier. S’ils savaient combien il est précieux désormais à mes yeux. Le luxe d’un petit îlot dans ma petite tête, un grain de folie peut-être, un grain de beauté intérieure, un grain de bonheur, 9 millimètres…
Je m’offre un bouquet de bambous, sept, le chiffre magique des contes. Le goût du chocolat que j’ai savouré plus tôt dans la journée me remonte en bouche, je salive. Merci la vie, Merci pour le chocolat !
04 décembre 2007
KIRIKOU
NO COMMENT ! Auteur hélas inconnu.
30 novembre 2007
LES TROIS SINGES
Mizaru (qui ne veut rien voir de mal), Kikazaru (qui ne veut rien entendre de mal) et Iwazaru (qui ne veut rien dire de mal) , les trois singes de la sagesse, peuvent être heureux. Ils ont apparemment fait des émules. La sagesse est-elle en train de gagner le monde ? Les photos sont là pour vous aider à vous faire une opinion.
19 novembre 2007
TOP MODEL
"Les fumeurs meurent prématurément" :cette phrase sur la cartouche de cigarettes arrivée de France m'intrigue. On peut naître prématurément, mais mourir. J'aurais préféré : "les fumeurs meurent bêtement", cela me paraît plus juste. Et puis comme d'hab, je continue mon délire et voilà que la chèvre de Monsieur Seguin se pointe. En voilà une qui n'avait pas peur de mourir "prématurément". En voilà une qui pour vivre son rêve, ne serait-ce que quelques heures, n'a pas hésité à renoncer au confort qu'octroient l'obéissance et la soumission. Ma première héroïne d'enfance, mon premier modèle de résistante ! Sacrée petite chèvre qui s'est battue pour vivre son idéal. Le plus important est-il de vivre longtemps ou de vivre pleinement ?
06 novembre 2007
UN SOIR DE PLUIE
Vue de mon pare-brise à Houmt Souk hier 17H00. Un vrai tableau !
26 octobre 2007
PALMIERS DANS LA BRUME
Djerba, ce matin 09h00.
25 octobre 2007
BELLE DE JOUR
Chacune de mes mains tenait un sac plastique (mea culpa : j’avais oublié mon panier) rempli de produits laitiers. Il était urgent de rentrer à la maison déposer le tout au frais. Et puis, je la vois. Et là, impossible de faire autrement, je m’arrête, prête à prendre un risque sanitaire majeur (les yaourts attendront). Assise devant un magasin d’alimentation, elle resplendissait. Enveloppée de rouge et d’or, elle attendait je ne sais quoi, je ne sais qui. Son visage transpirait le bonheur et la bonne humeur. Elle s’était faite belle, elle attirait le regard, le savait et ne cachait pas son plaisir à être regardée. Je l’ai adorée, alors je lui ai demandé si je pouvais la prendre en photo, tout en lui précisant que je ne prendrais pas son visage de face (pour préserver et sa pudeur et son anonymat). Avec un large sourire (c’est là que j’ai remarqué son rouge à lèvres), elle m’invite à la photographier et prend la pose. Je l’ai remercié et là encore, surprenante, elle me dit « C’est moi qui te remercie, tu es très gentille ».
Cette scène m’en a tout de suite évoqué une autre. C’était il y a quelques années maintenant. Moon, notre fils, avait alors quatre ans. Je l’avais coiffé (ce qu’il n’aimait pas). Pour le convaincre du bienfait de la chose, je lui demande de se regarder dans la glace et lui demande : « Comment te trouves-tu ? ». Il se mire, réfléchit et me répond « Bof, très beau ! ».
J’aime cette honnêteté, cette façon d’être simplement content de soi et de pouvoir le dire sans fausse modestie (dont je suis malheureusement une des nombreuses victimes). Cette dame, dont j’ignore le prénom, a gardé cette merveilleuse qualité de la petite enfance (que l’éducation tend à nous enlever), dire tout haut et tout naturellement ce que l’on pense.
17 octobre 2007
DES RONDS DANS L'EAU
Je retrouve Djerba sous l'eau. Des mares se sont formées ici et là. Sur la route, je croise des enfants sortant de leur collège et s'adonnant au plaisir de faire ricocher des cailloux dans l'eau, un jeu ici luxueux car rare ; c'est vrai que c'est une île, une belle île, mais sans rivière...
06 octobre 2007
SUNSET BOULEVARD
Le dopage, il y a des tas de raisons pour être contre bien évidemment. La première est la santé des athlètes eux-mêmes. Les autres peuvent être de l'ordre de la morale, du respect de l'esprit sportif, des conséquences économiques, etc. Une des autres raisons, et là une fois encore mon côté maman ressort, c'est l'exemple à donner à nos enfants. Autrefois, on disait : "Il faut faire faire du sport aux enfants ; ça les oxygène, ça leur forge un corps et un esprit sains et tant qu'ils sont à l'entraînement, ils sont loin des tentations du tabac et de la drogue". Oui, sauf que maintenant pour réaliser des performances, beaucoup d'athlètes ont été, sont tentés par le dopage. Je ne les blâme pas car je suppose que la pression est forte et les enjeux importants. Difficile de résister à la tentation de la gloire et de l'argent, difficile aussi parfois de résister à des appareils d'état pour qui ils ne sont que des instruments. Nous sommes aussi des spectateurs avides de records et de performances qu'il faut semble-t-il, je ne sais pour quelle raison (money ?), absolument satisfaire.
Il est normal qu'aujourd'hui une athlète comme Marion Jones rende des comptes, c'est à dire rende ses médailles, voire l'argent injustement gagné. Ce qui m'étonne, c'est que l'on parle de 5 ans de prison ferme. C'est une sorte de double peine et je n'en vois pas l'utilité. Après tout, je crois savoir qu'elle a été consommatrice et non pas trafiquante. Oui, elle a terni l'image de sa Fédération, de son pays, mais oui aujourd'hui elle le paye et chèrement.
Je trouve intéressant le fait que le dopage artistique et intellectuel ne bénéficie pas du même traitement. Aurait-on l'idée de contester le talent de certains artistes (connus pour avoir utilser des substances illicites en pleine période de création) ? Les champions d'échecs subissent-ils des contrôles ?













