04 juillet 2008
PEKIN 2008
J’avoue être impatiente de voir les prochains J.O. d’été,
d’abord parce que j’ai toujours été fan, mais cette fois-ci également parce que
je suis curieuse de voir comment les autorités chinoises vont gérer la
cérémonie d’ouverture, quels messages vont-elles vouloir faire passer et
comment…
Après la révélation de la nomination de Pékin comme hôte
des J.O. 2008, les médias nous ont tout d’abord gavés de reportages sur le
formidable défi que cela représentait, sur la force de travail inouïe du peuple
chinois, du concours de quelques éminents architectes occidentaux à
l’édification d’ouvrages ambitieux ; ensuite, on est passé à
l’exploitation des ouvriers locaux, aux chamboulements apportés au tissu
urbain, au vrai martyr des athlètes chinois sous une pression incroyable ;
puis est venu le temps de la mise en avant du désamour Chine/Afrique, suivi par
celui de la campagne de boycott en soutien au Tibet, complètement engloutie par
la diffusion en quasi live de l’horreur subie par tout le pays suite aux
catastrophes naturelles en série qu’il a connu.
A quoi donc ressemblera cette cérémonie ? Il y
aura-t-il un hommage aux victimes du régime des catastrophes ? Certains
pensent que non, que la page est tournée, que le monde a intérêt à avoir la
mémoire courte et qu’il a la mémoire courte. A mon humble avis, il me semble
que rendre hommage aux victimes du tremblement de terre et des inondations serait
une excellente occasion pour les autorités chinoises de faire passer leurs J.O.
de la catégorie « Boycott » à la catégorie « Solidarité ». Je
les imagine mal se priver de l’occasion de retourner la situation à leur
avantage. Qui vivra, verra !
03 juillet 2008
PETA
L'Association PETA (ici) lutte notamment contre les violences de toutes natures faites aux animaux. Il n'est nul besoin d'être végétarien pour s'impliquer par exemple dans la lutte contre l'industrie de la fourrure d'animaux à chair non comestible. PETA s'est fait connaître par ses campagnes choc et grâce au soutien de top models et autres célébrités. Si les photos sont percutantes, la vidéo, elle, est très violente et à la limite du supportable. Personnellement, je n'ai pas pu regarder plus de 10 secondes. Une pétition circule en ce moment, vous la trouverez sur le site officiel de PETA. Il est vrai que nous sommes en plein été, mais il n'y a pas de saison pour les massacres.
Pledge to go fur-free at PETA.org.
CROCODILE DJ PARTIES 2008
Dès le samedi 19 juillet prochain, ouverture des soirées estivales techno du Parc Djerba Explore (Voir affiche ci-dessous). Opening and closing par DJ Raf, autres soirées assurées par successivement Kolesky, Maurizio Gubellini, Nash & Maroo, Andrea Bertolini, David Kassi et DJ Bach .
INGRID, COMBIEN D'AUTRES ENCORE ?
Découvrez Asa!
Vidéos libération ici.
02 juillet 2008
PHOTO DE FAMILLE
pas trop à notre avantage !
PROPOSITION INDECENTE
Pendant qu'il y est, M. Sarkozy pourrait rajouter celle-là (de proposition) pour augmenter le pouvoir d'achat...
01 juillet 2008
MARIEE A MON INSU !
TU ES UN HOMME MON FILS !
J'ai décidé de rééditer ce post en date du 28 juin dernier et qui à l'origine s'intitulait "E pericoloso sporgersi !" tout d'abord parce qu'en cette journée de défense du droit à l'expression, je tiens à dire à mon fils que nous sommes fiers de lui, que nous sommes fiers de son courage, celui d'avoir écrit sur sa feuille d'examen de fin de collège ce qu'il pensait clairement de la situation politique de son pays, et que je partage comme beaucoup l'avis de Samsoum sur le rôle des parents (voir ici).
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- "Ne te penches pas trop sur ta conscience, Fils, cela peut être dangereux !"
- "Qu'est-ce que ça veut dire ?"
- "Pour parler plus clairement, tu dois faire attention, même si cela te coûte, tu ne peux pas tout dire, tout voir."
- "Mais, c'est vous qui m'avez appris à regarder, à dire, à partager."
- "Oui, tu es né dans ce monde pour y être spectateur et acteur, pour être en éveil, voir, explorer, questionner, te questionner, proposer, douter, encourager, remettre en cause, inventer, imaginer, créer, améliorer, recevoir et donner, partager mais..."
- "Mais quoi ?"
- "Mais tu dois te montrer prudent, voir sans trop dire, sans trop parler, sans trop critiquer, sans penser que peut-être tu pourrais aider à améliorer l'ordre des choses, parce que certaines choses te paraissent injustes..."
- "C'est quoi ces histoires ? Je ne comprends pas. Et puis, s'il existe des injustices, il faut bien en parler. Qu'il y a-t-il à gagner à les laisser perdurer ? Mon regard et ma parole peuvent et doivent être utiles. C'est bien vous qui m'avez appris que deux regards valent mieux qu'un, que dire de millions ? Parce que ça élargit le champ de vision, ça apporte de nouvelles idées, de nouvelles richesses, de nouvelles perspectives ? C'est bien vous qui m'avez appris qu'il était du devoir de chacun d'être témoin actif de son temps pour construire chaque jour un monde meilleur."
- "Oui, c'est vrai, c'est ce que nous t'avons enseigné. Ta liberté d'expression est aussi un devoir, celui de tout citoyen du monde qui se doit d'informer, d'alerter, d'aider, de participer. Mais...
- "Mais quoi alors ?"
- "Pour ne rien te cacher, nous sommes un peu inquiets."
- "Inquiets ? Pourquoi ? Je ne comprends toujours pas !"
- "C'est à propos de ce texte dont tu nous a parlé..."
- "Ben quoi ?"
- "Tu aurais du être moins... comment dire ? Direct ? Difficile de trouver le mot juste. Ecrire noir sur blanc que dans certains pays, c'est le peuple qui fait pression sur le pouvoir et que dans d'autres, comme celui où tu vis, c'est le contraire... "
- "Mais je n'ai écrit que ce que tout le monde sait. Alors pourquoi vous inquiéter ? Vous m'avez toujours dit que pour être quelqu'un d'accompli, il fallait apprendre, réfléchir, se faire un avis, avoir le courage de ses opinions et respecter celles des autres ou les combattre dignement mais aussi participer concrètement à la société dans laquelle je vis et ne pas vivre comme un mouton. Et puis je n'ai fait que dire la vérité, celle que j'entends à la radio, que je vois à la télé ou sur le Net."
- "Pardon fils, tu as raison, mais tu es si jeune et notre amour pour toi nous fait trembler parfois. Pardon Fils"
PRINCIPE DE LA GRENOUILLE CHAUFFEE
" Imaginez une
marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt
tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à
nager.
La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est
un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais
elle ne s'affole pas pour autant.
L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver
cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et
ne fait rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille
va tout simplement finir par cuire et mourir.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°,
elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui
l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une
manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite
la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune
révolte ".
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques
décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans,
ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à
ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés
individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à
la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et
inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou
démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et
des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement
le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUE.
Le GAVAGE PERMANENT
d'informations de la part des média sature les cerveaux qui n'arrivent
plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était
pour demain. Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits,
donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard ".
L'auteur : Olivier Clerc est écrivain et philosophe (voir ici)
L'IVRESSE DE LA PLAGE
Ils arrivent par petits groupes ou en famille et au fur et à mesure, se joignent les uns aux autres, ajoutent une table, des chaises, une autre table, d'autres chaises. La plage est belle, un parasol, deux, trois, une petite brise, des amis, des copains, des copains d'amis, des embrassades, des empoignades, des sourires. La plupart fêteront ces retrouvailles quasi quotidiennes, festives et estivales, en commençant immédiatement par quelques bières bien fraîches. Les frigos souffrent par ces grosses chaleurs, alors un serveur sort de suite le seau à glace. On anticipe. Discussions à propos de tout et de rien, des regards et des sourires complices, d'autres plus polis, moins sincères mais il faut faire avec, business oblige. Priorité aux enfants, alors ce sera pizzas et sodas, après on sera tranquille. Les grands n'ont toujours pas faim, ils boivent en grignotant une petite kémia. En fait, ils ne veulent pas avoir faim, pas encore, il faut faire durer le plaisir, manger coupe l'ivresse, il n'en est pas question.
Peu à peu, le groupe se disloque et les femmes se retrouvent entre elles, sagement assises à une table, les enfants à charge, tandis que les hommes se sont regroupés au comptoir et commencent à envisager l'éventualité d'un déjeuner. Encore quelques verres, les rires fusent, un saut dans la mer pour se rafraîchir, une nouvelle bouteille est commandée. Cette fois, ce sera une bouteille de blanc, grillades de poisson obligent. La commande du déjeuner est passée, maintenant il faut attendre. Cela prendra le temps de finir la bouteille mais rien de grave, esprit d'anticipation, ne pas gâcher la fête, une autre est déjà prête, en attente dans le seau à glace. Enfin le repas, il est 15h30. Commentaires sur les poissons, le service, les bonnes tables parisiennes et tunisoises. Il est temps de faire un nouveau plongeon pour se rafraîchir. D'autres personnes rejoignent le groupe, l'occasion de remettre une tournée. Discussion sur les vins du pays, comme d'habitude. Un café et l'addition ? Mais non, un café peut-être mais maintenant c'est le temps du digestif. Et c'est reparti, on boit de tout, on ne parle de rien, on boit encore, le temps s'améliore, c'est maintenant que la plage est agréable.
Il est 19h00, les transats se vident. Toujours au comptoir, les hommes décident de dîner sur place. Les femmes, dociles, se plient au programme. Certaines rentrent les enfants pour revenir plus tard, d'autres s'éclipsent définitivement, fatiguées des heures passées assises sur un banc à papoter, de tout et de rien. 19H30, c'est reparti avec l'apéro, quelques bières, une anisette peut-être. Le dîner sera léger, il ne faut pas exagérer. Quel vin cette fois-ci ? Quelques paroles, quelques rires, des paupières qui tombent, un moment de flottement. Le second souffle arrive. On commande de la kémia, une autre bonne bouteille, certains dissidents ne jurent que par la bière, c'est reparti pour un nouveau round. C'est évident, il est trop tôt pour se quitter. On va encore arroser ça. Rentrée à la nuit tombée, les plus "vacanciers" eux continueront en discothèque : Whisky, Gin, Tequila...
Demain ils recommenceront. Riches dépressifs saturés de méfiance et de doutes, seuls mais toujours très entourés d'amis de circonstances et d'intérêt, ils ne savent plus déguster, savourer, partager. Ils offrent et s'offrent simplement chaque jour une amnésie collective, l'illusion du luxe dans la surenchère, portent le masque de la réussite sociale mais au fond de leur verre n'espèrent qu'une chose la nuit venue, s'effondrer dans leur lit pour ne pas penser, pour oublier ce qu'ils auraient aimé être, ce qu'ils auraient souhaité vivre, être heureux, simplement, aimer et être aimés pour ce qu'ils sont et non pas pour ce qu'ils ont.





















