09 novembre 2007
LE SYNDROME LADY CHATTERLEY
Inutile de chercher dans quel qu'ouvrage que ce soit, il n’est pas encore référencé. J’en ai, comme beaucoup sur l’île, constaté et les effets directs (phase d’euphorie) et les effets secondaires (phase de désenchantement). De quoi s’agit-il au juste ? Du phénomène d’attraction irrésistible qu’exercent sur des jeunes femmes, blondes aux yeux clairs pour les trois quarts, les cavaliers, appelés localement « khyel », terme en général péjoratif dans la bouche de celui ou celle qui le prononce. Le cavalier a mauvaise réputation, pourtant tous ne sont pas à mettre dans le même panier. Mais parlons ici du « mauvais » khyel », le bad boy local.
Que lui reproche-t-on ? D’abord son look, il est vrai stéréotypé (mais quelle classe ou catégorie professionnelle n’est pas dans ce cas ?). Il porte des jeans troués, des t-shirts et des chaussures usés. Etant donné son métier, il transpire beaucoup et si on le croise après une randonnée équestre et avant sa douche, il émane de tout son corps un parfum très "nature". Il se la joue un peu wild fashion, imite vaguement le style surfer californien, en arborant une chevelure longue, blondie par le soleil, qu’il laisse librement flotter dans le vent en paradant sur la plage. En effet, il ne porte pas de chapeau, sûrement parce que le chapeau traditionnel djerbien fait trop rural et pas assez western. Le bandana est très apprécié.
Ensuite, on lui reproche son langage, pas très raffiné en général (mais il y a des exceptions, mais si !). Là encore, il me semble que c’est un mauvais procès car toute la Tunisie utilise les gros mots et insultes comme une sorte de ponctuation normale dans toute conversation. Mais ce n’est pas tout, le khyel fait peur car il vit et se déplace en bande, style « L’équipée sauvage » mais à cheval. Il n’est pas du genre à respecter le règlement (j’en connais d’autres) et peut à l’occasion se montrer agressif. Et puis son teint basané n’est pas répertorié parmi les critères de beauté nationaux.
Alors, la grande question que les gens se posent à chaque fois qu’une jeune blonde est repérée au bras d’un cavalier est : « Mais qu’est-ce qu’elle lui trouve ? Il n’a même pas de conversation, n’a aucune culture et en plus c’est un macho même pas beau». Avouons-le, il y a du vrai. J’imagine que beaucoup de ces garçons sont du style «trois petites gouttes, et puis s’en vont » : trois petites gouttes sur la lunette des toilettes, trois petites gouttes de petite jouissance sans grands préliminaires, trois petites gouttes d’eau dans les yeux de leur belle lorsque enfin elle a compris… Mais sont-ils les seuls ?
Peu importe et puis à chacun, chacune ses fantasmes ! Mais hélas, ces rencontres se terminent, pour les belles, au mieux par un tampon « amourette de vacances » sur le passeport, au pire par celui du « rapatriement humanitaire » pour cœur brisé et porte-monnaie vide, et trop rarement par une vraie et belle histoire (mais j’en connais).
24 octobre 2007
CLUB EQUITATION DJERBA
Le cheval, c’est leur passion, le moteur de leur vie. Leur envie de partager, de rentrer au pays, apporter expérience et standards de qualité, leur opiniâtreté, leur niveau d’exigence, leur ont permis de faire sortir de terre le premier vrai club hippique de l’île. Jacqui et Moncef ont tout investi dans ce projet et face à la mer, ils vous proposent de vous adonner aux joies de l’équitation, mais pas seulement. Le vaste Club House peut vous accueillir pour y déguster un thé ou un café. Ce couple fourmille d’idées et d’envies pour faire vivre ce lieu qui a tout ce qu’il faut pour devenir un espace de rencontre et d’échange culturel, un lieu cosy et apaisant. L’histoire n’en est donc qu’à son début et ils sont ouverts à toute suggestion sérieuse.
Le club est affilié à la Fédération Tunisienne d’Equitation et répond pleinement à toutes les normes internationales en vigueur. Les cours sont dispensés par le seul moniteur d'équitation agréé en Tunisie. Il dispose d’une infirmerie, d’un vestiaire homme et d’un vestiaire femmes, chacun doté de douches et de toilettes. Les chevaux ne sont pas en reste : leurs box sont eux aussi aux normes internationales (éclairage, superficie, aération..) et traités avec amour et respect. Le club doit son nom « Royal Carriage Club» à la magnifique calèche victorienne que l’on peut admirer sur place.
Activités : Cours particuliers ou en groupe pour adultes et enfants, dressage, saut d’obstacle, poney club, promenades au cœur de l’île.
ROYAL CARRIAGE CLUB
Route Touristique – Ghizen
Tél/Fax : +216.75.759.084
GSM : +216.23.480.239
Mail : rccj@topnet.tn
14 juin 2007
PLONGEE A DJERBA
Fille d’un pêcheur professionnel, Anne-Françoise a apprivoisé l’eau dès son plus jeune âge sur le chalutier de son père (lac de Neuchâtel). Après des études dans une école de commerce et de tourisme, elle devient représentante et découvre la plongée à Zante en Grèce en 1993. En 2005, elle obtient le titre d’assistant-instructeur de plongée à Charm-El-Cheikh. Au printemps 2006, elle fonde son centre de plongée en association avec Mongi, très aguerri dans le domaine. A deux, ils mettent sur pied la base la plus professionnelle et la plus conviviale de l’île.
Le matériel, neuf et scrupuleusement entretenu, est d’excellente qualité, leur équipe est constituée d’instructeurs et guides de palanquée professionnels (tous polyglottes) et la rigueur quant aux règles de sécurité est maximale. La formation aux débutants répond bien sûr totalement aux normes strictes de la Confédération Mondiale des Activités Sub-Aquatiques (CMAS).
BLUE DOLPHIN DIVING CENTER
tél. : 216.97.381.396 / Fax : 216.75.758.210
05 juin 2007
KITESURF A DJERBA
Vivre des sensations fortes et en vivre...
A droite, Moez Anane, le premier kite-surfer tunisien. Né en 1977 à Djerba, Moez a radicalement réorienté sa destinée suite à une rencontre l’année de ses 25 ans. Cette année là, il fait connaissance d'un certain Franck, féru de kite et qui comme tout passionné aime le partage. Il initie son nouvel ami Moez qui s’avère être un très bon élément. Ensemble, ils fondent dès 2004 la première école de kite-surf de Tunisie, non sans difficultés (l’activité intrigue comme souvent ce qui est nouveau).
Maîtrisard diplômé de la Faculté des Sciences Economiques et de Finance de Tunis, Moez a choisi une voie qui lui permet de vivre de sa passion du sport. Il vit au gré du caprice du vent, modeste face à dame nature mais jouant avec elle toutes voiles dehors. Perfectionniste, son spot de kite-surf situé sur la route touristique Km 5, est devenu la Mecque des débutants. Les conditions d’apprentissage y sont en effet idéales : vent stable, pas de vagues, plan d’eau très peu profond (on a pied partout), matériel de pointe et, cerise sur le gâteau, sens de la pédagogie et de l’amitié. Les amateurs viennent du monde entier.
Ce sport ne nécessite aucune aptitude ou morphotype en particulier, simplement le goût des sensations fortes et de la communion avec les éléments. Il faut tout de même peser au minimum 35 à 40 kg, ne pas avoir de problèmes de dos ou de genoux.
Le stage d'initiation comporte 9 heures d’apprentissage (environ 3 après-midis) . Un « Kite-pass » peut vous être délivré sur demande à la fin du stage. C’est une sorte de licence internationale qui indique votre niveau.
Pour plus d’infos sur ce sport, tarifs et réservations :
Globalkite - BP 58 - Sidi Zaïd - 4190 Djerba
Tél. : +216.22.792.515
moez@globalkite.com / www.globalkite.com







