25 avril 2008
QUESTION DE Q.I.
SOMEWHERE OVER THE RAINBOW
HAARP, "High-frequency Active Auroral Research" est une base américaine située à Gakona en Alaska. Les scientifiques souhaitent y étudier la ionosphère, hautement chargée en énergie. Le souci, c'est que le projet HAARP inquiète beaucoup de monde. Les scientifiques recherchent à juste titre de nouvelles sources d'énergie mais plusieurs questions se posent. La couche d'ozone étant déjà fragilisée, que se passera-t-il le jour où l'on pourra "exploiter" la ionosphère qui elle aussi a un rôle protecteur du globe terrestre ? D'autres craignent des utilisations militaires dérivées ou déviantes, et certains n'hésitent pas à parler de complot. Outre le site officiel de HAARP, vous trouverez un résumé sur le site de Wikipedia pour vous faire une opinion.
N.B. : Cliquer sur les mots en gris donnent directement accès au site correspondant.
11 mars 2008
PREMIERS SECOURS
Enfin une chaîne mail utile à quelque chose ! Pour info, voici ce qu'on y apprend :
1) "Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.
Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire la personne à contacter en cas d'urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est "ICE" (=In Case of Emergency). C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours. Lorsque plusieurs personnes peuvent être contactées, on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc.
2) Pour reconnaître les symptômes d'un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) qui peut intervenir suite à une chute ou un choc et paraître anodin mais s'avérer fatal, il faut demander à la personne victime de SOURIRE, lever les DEUX BRAS et prononcer une phrase simple comme par exemple "Le soleil est magnifique aujourd'hui." Si elle a des difficultés à exécuter l'une de ces tâches, il faut appeler les secours."
29 janvier 2008
FEMME NOIRE
Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
Léopold Sedar Senghor
Aujourd'hui, comme presque chaque jour, notre super "nounou d'enfer" se confie à moi. Elle me parle encore et encore de son rêve d'avoir la peau claire, les cheveux lisses, les chevilles moins fines et les fesses moins hautes. Et comme toujours, je l'écoute et essaie de lui faire comprendre que blanc ne veut pas dire beau, mais rien n'y fait. A chaque fois, je me souviens de ce bref échange que j'avais eu avec un de mes oncles, il y a au moins 20 ans de cela, alors que nous regardions le résumé d'un défilé de mode au J.T. Une magnifique mannequin noire défilait :
- "Ouah, tu as vu Tonton, comme elle est belle !"
- "Ben, comment ? Elle est noire !"
En arrivant à Djerba, j'ai appris qu'on appelait les noirs "esclave" dans le langage courant et jai constaté qu'il n'existe quasiment aucune mixité. Elle existe à l'école, au collège, au lycée, et puis, à l'âge adulte plus rien. Chacun chez soi et Dieu pour tous ! J'ai rarement entendu quelqu'un d'ici complimenter la beauté d'une personne noire, au mieux on lui reconnaît une certaine élégance vestimentaire, un port de tête (tous les clichés réducteurs habituels)...
24 janvier 2008
CANDLES IN THE WIND
Du toit de la maison
je regarde passer les gens
à côté
ma mère étend le linge
Un grand drap blanc
des chemises et une robe bleue
comme le ciel
Je vois le foulard jaune
de ma petite soeur
sur fond de fruits rouges
une cerise
une fraise
une myrtille
Je vois les serviettes
du dernier né
elles occupent deux rangées
il dort tout près
allongé
simplement sur son oreiller
Encore un drap blanc
puis un autre
puis un autre
puis une salopette
elle aussi bleue
c'est celle de mon père
il est maçon
Je le vois
il est juste là-bas
sur le chantier du mur
en construction

Voir ici.
19 décembre 2007
LE RENARD A DIT...
Le petit prince a donc rencontré le renard et lui rend une seconde visite.
" - Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai : je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors, le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances."
"Le Petit Prince" - Antoine de Saint-Exupéry
13 décembre 2007
"QUATRE BOULES DE CUIR"*
A quelle peine est-on condamné pour « coups et blessures sans intention de donner la mort » ? Cela dépend de la gravité des faits, des circonstances, des protagonistes et bien sûr des pays. Toujours est-il que c’est la définition d’un délit, partout dans le monde. Il y a pourtant un monde parallèle où ce délit est considéré comme un sport, un art « noble », ce monde, c’est bien sûr celui de la boxe.
Bravos, félicitations, et « Enfin ! » résonnent depuis peu aux oreilles de Brahim Asloum. Il est adorable ce garçon, c’est vrai et ce n’est pas lui que je vise ici. Il vient juste de décrocher le titre de Champion du Monde de la castagne dans sa catégorie poids plume, et pour ça il a du perdre 11 kilos en 3 mois. Je trouve ça plutôt désolant. On nous rabâche les oreilles avec la lutte anti-dopage chez les cyclistes et athlètes, parce qu’on ne veut pas que leur santé soit sacrifiée à l’autel de l’exploit et de l’argent. Et les boxeurs, qui pense à leur santé, à leur futur ? Qui se souvient des noms de ceux qui se sont écroulés raides morts sur le ring, juste pour le spectacle ? Pourquoi occulte-t-on si facilement la déchéance physique précoce de Mohammed Ali Clay ? Pour la légende ? Le temps des gladiateurs n’est pas fini, les temps sont juste bien plus hypocrites. On s’émeut sur des combats clandestins de coqs ou de chiens, mais pour l’humain, quasiment rien.
Bien sûr, on va me répondre qu’il s’agit d’une activité physique pratiquée « entre adultes consentants ». Cette formule a tout de même ses limites, il me semble. Ensuite, on va me parler de ce sport qui est un ascenseur social. Là, c’est carrément de la foutaise ! Il y a d’autres sports pour cela, comme le foot, le rugby, l’athlétisme, etc, dont le but premier n’est pas la violence et qui au niveau du nombre « d’élus », sont bien plus intéressants. Dans les années 80, j’avais lu un livre écrit en prison par un afro-américain, un certain Jackson. Le titre en était « Soledad Brother ». Jackson parlant de la fameuse intégration du peuple noir américain écrivait amèrement que les noirs aux Etats-Unis n’avaient (à cette époque) été autorisés à réussir qu’en tant qu »’amuseurs » des blancs, car le seul terrain qui leur était accessible était la scène, celle d’un stade ou celle d’une salle de spectacle.
Le catch, c’était et ça reste sympa. C’est du spectacle, sans violence. Tout est truqué ; les catcheurs jouent la comédie, on le sait et c’est bon enfant. Il y a le bon et le méchant, des pseudos délirants et des costumes sympathiquement ridicules. Mais, pour les assoiffés de sang, on a créé les « Ultimate Fighting » et autres « Extreme ». A vomir !
Voilà, c’est mon petit coup de gueule du jour, qui ne mettra K.O. personne, et c’est tant mieux ainsi.
* Claude Nougaro
12 décembre 2007
ALGER, LE MONDE, DJERBA...
J'ai pris cette photo hier sans avoir encore eu connaissance des attentats à Alger. C'est une photo paisible, de paix et de sérénité. J'espère naïvement qu'un jour, nous n'aurons tous, partout sur la planète, qu'à vivre de pareils instants.
10 décembre 2007
LA-BAS !
Voleur à la sauvette, peut-être, mais chasseur d’un grand butin. Celui qui préfère « voler plutôt que rêver » le bonheur atteint parfois les berges inespérées de la réalité. Elle a le visage d’une oasis. Non, ce n’est pas un mirage, mais petit rêveur oublie que dans une oasis, on n’est toujours que de passage... Là-bas, il se pose, peu de temps, juste assez pour toucher du doigt et de l’oeil le rêve interdit. Juste assez pour sentir le parfum doux amer d’une autre vie, d’autres envies, pour s’imprégner du délicieux poison de ce qui sera désormais une addiction, l’ailleurs…
Elle est pourtant belle sa terre, dorée ou de misère. Elle est belle et il l’aime. Elle est belle mais elle l’enferme. Désormais, pense-t-il, elle lui offre peu de passion, peu d’horizons, trop de raison, de raisons de partir. C’est une geôlière qui ne peut qu’étouffer ses ambitions. C’est une terre déjà conquise, acquise, sans avenir, sans nourriture terrestre et autre. Il se trompe peut-être, mais l’ailleurs a tant d’attraits… Le voyage pour y arriver est à lui seul rempli de sensations inédites et excitantes. C’est un jeu dangereux, une aventure qui le rend pleinement vivant puisqu’il y risque sa vie, s’y brûle les ailes. La tentative, la tentation lui suffisent déjà à vibrer, à frémir, et à palpiter comme jamais ! Icare n’a jamais atteint le soleil mais il aura au moins essayé et en aura au moins senti la chaleur. Une simple tentative, une échappée, une légende !
Clandestin il est parti, clandestin il sera reconduit mais pas éconduit, hélas pour lui. L’ailleurs est un séducteur cruel, qui sans cesse le harcèle, un séducteur parfois mortel.
03 novembre 2007
ECO TOURISME
C'est la première fois que je vois un chantier d'hôtel qui communique sur l'environnement. C'est génial et très encourageant. Ce futur hôtel se trouve en deuxième zone, juste avant l'ONAS (sur le même côté de la route), avant le Bowling de Djerba (pour ceux qui connaissent) lorsqu'on arrive d'Houmt Souk.




